Un peu d’histoire

1er Hôpital Universitaire français par sa taille, l'hôpital Pitié Salpêtrière regroupe l'ensemble des activités médicales existantes, hormis la pédiatrie (sauf pédopsychiatrie), la dermatologie, le traitement des grands brûlés.

Hôpital Universitaire Pitié Salpêtrière

Un peu d’histoire

Les origines de la Pitié Salpêtrière remontent au XVIème siècle avec la création en 1544 d’un grand « Bureau des Pauvres » destiné à combattre la mendicité, véritable fléau de la capitale.

Malgré de louables efforts, le bureau échoue dans sa mission et les rues de Paris sont de plus en plus envahies par les mendiants et déshérités de toutes sortes.

Marie de Médicis décide alors en 1612 la création d’un hospice Notre Dame de la Pitié à l’emplacement d’un jeu de paume désaffecté de l’époque d’Henri IV (emplacement actuel de la mosquée de Paris). Prévu pour contenir plusieurs milliers de mendiants parisiens, l’Hôpital de la Pitié ne sert que de lieu de distribution de nourriture et d’hébergement pour les enfants, les vieillards et les femmes « de mauvaise vie » arrêtées par la police.

Les mendiants résistent toujours à cet « enfermement » et c’est encore l’échec. La Fronde aggrave le phénomène.

Louis XIV décide alors, par l’édit royal de 1656, la création de l’Hôpital Général qui est destiné à recueillir tous les mendiants, pauvres et marginaux divers qui perturbent l’ordre et la vie de la capitale par leur nombre croissant et leurs comportements asociaux. Cet Hôpital Général est constitué de 5 établissements existants, dont LA PITIE et BICÊTRE, et d’un nouveau qui sera « LA SALPÊTRIERE », édifié sur l’ancien arsenal de fabrique de poudre. Sa construction sera confiée à de prestigieux architectes royaux : LE VAU, DUVAL, LE MUET, LIBERAL BRUANT.

Pendant deux siècles, la Salpêtrière recevra toutes personnes posant un problème social. Prévue pour accueillir 4000 personnes, elle en compte près de 8000 à la veille de la Révolution. Elle est jusqu’à la Révolution tout à la fois crèche, asile, hospice, prison, maison de redressement, un peu infirmerie, mais pas du tout hôpital au sens moderne du terme. Elle châtie, elle redresse et elle s’occupe plus de sauver les âmes que de soigner les corps qui sont très malmenés et très mal nourris.

La Révolution de 1848 abolira les Hospices et créera l’Assistance Publique (1849) qui existe toujours et compte actuellement 38 établissements hospitaliers en région parisienne.