CP – 12 avril 2016 | 30 ans de cœur artificiel total à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière

1er Hôpital Universitaire français par sa taille, l'hôpital Pitié Salpêtrière regroupe l'ensemble des activités médicales existantes, hormis la pédiatrie (sauf pédopsychiatrie), la dermatologie, le traitement des grands brûlés.

Hôpital Universitaire Pitié Salpêtrière

CP – 12 avril 2016 | 30 ans de cœur artificiel total à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière

Le 13 avril 1986, le Professeur Cabrol, secondé par les Professeurs Gandjbakhch et Pavie, posait dans son service à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, AP-HP, pour la première fois en Europe, un cœur artificiel total : le Jarvik 7. Cette équipe avait déjà réalisé la première transplantation cardiaque en Europe 18 ans auparavant, le 27 avril 1968.

Depuis, plus de 1 555 patients, dans le monde, ont bénéficié d’un cœur artificiel total qui permet de « remplacer » temporairement le cœur de malades en attente de greffe cardiaque. L’équipe de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, AP-HP, a la plus large expérience au monde avec 244 patients opérés (soit 16% de l’activité globale). La fiabilité de cette machine est attestée par la durée d’assistance de 521 années de fonctionnement cumulées.

Les maladies cardiovasculaires, y compris l’insuffisance cardiaque, sont la première cause de mortalité en France et dans le monde. Afin d’épargner la mort à leurs patients atteints d’une insuffisance cardiaque grave en attente d’une transplantation ou qui ne sont pas admissibles à un don de cœur, les équipes de chirurgie cardiaque de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière ont développé, depuis trente ans, une expertise de premier plan sur la pose de cœur artificiel total.

Le cœur artificiel total est un appareil destiné aux malades dont le cœur ne pourra pas récupérer spontanément ses fonctions. Il est implanté en lieu et place du cœur natif et permet une assistance cardiaque prolongée.

Destiné à aider les patients à survivre et à retrouver leur santé pour une transplantation, le dispositif de cœur artificiel total a connu deux grandes évolutions ces dernières années.

En 2015, est apparue une nouvelle pompe de 50 cc destinée aux patients de plus petit gabarit, ce qui rend la technique notamment plus accessible aux femmes souffrant d’insuffisance cardiaque. 23 patients ont ainsi pu en bénéficier dans le monde.

En parallèle, l’apparition de consoles portables et miniaturisées a aussi grandement amélioré la qualité de vie des malades en leur permettant de sortir de l’hôpital. Plus légères et moins consommatrices d’électricité, celles-ci permettent aux patients ayant regagné leur domicile de mener une vie presque normale avec une mobilité presque illimitée.

Par ailleurs, ce système est utilisé de façon définitive pour les malades ayant une contre-indication à la transplantation. Le nombre de patients implantés au-delà de 6 mois est aujourd’hui de 319. 

L’AP-HP est aujourd’hui encore à la pointe de la recherche et de l’innovation en matière de cardiologie. En décembre 2013, y était réalisée pour la première fois au monde l’implantation d’un  cœur artificiel bioprothétique (cœur artificiel Carmat) à l’Hôpital européen Georges-Pompidou (AP-HP), sous la direction du Pr Alain Carpentier, concepteur du projet.

En octobre 2014, le Professeur Philippe Menasché et son équipe du service de chirurgie cardio-vasculaire de l’hôpital européen Georges Pompidou, AP-HP, ont pratiqué une 1ère implantation de cellules cardiaques dérivées de cellules souches embryonnaires humaines, selon un procédé développé par le Département de Biothérapies Cellulaires et Tissulaires de l’hôpital Saint-Louis, AP-HP, dirigé par le Pr Jérôme Larghero et grâce aux recherches menées par ce groupe au sein de l’Inserm.

A propos de l’AP-HP :
L’AP-HP est un centre hospitalier universitaire à dimension européenne mondialement reconnu. Ses 39 hôpitaux accueillent chaque année 7 millions de personnes malades : en consultation, en urgence, lors d’hospitalisations programmées ou en hospitalisation à domicile.
Elle assure un service public de santé pour tous, 24h/24, et c’est pour elle à la fois un devoir et une fierté. L’AP-HP est le premier employeur d’Ile de-France : 95 000 personnes – médecins, chercheurs, paramédicaux, personnels administratifs et ouvriers – y travaillent.
http://www.aphp.fr

Contact médias
AP-HP : Anne-Cécile Bard et Marine Leroy – 01 40 27 37 22 –service.presse@aphp.fr