Paludisme

1er Hôpital Universitaire français par sa taille, l'hôpital Pitié Salpêtrière regroupe l'ensemble des activités médicales existantes, hormis la pédiatrie (sauf pédopsychiatrie), la dermatologie, le traitement des grands brûlés.

Hôpital Universitaire Pitié Salpêtrière

CENTRE DE RÉFÉRENCE DU PALUDISME

  • Surveiller et décrire l’épidémiologie du paludisme d’importation en France métropolitaine : description des cas, description des tendances évolutives, identification des groupes à risque pour les accès graves ou les décès…
  • Evaluer la chimiosensibilité des isolats : description des données de résistance aux antipaludiques en usage, évaluation des mécanismes de résistance, évolution des zones de résistance…
  • Détecter les alertes épidémiologiques : signalement de tout évènement inhabituel comme la survenue de, nouvelle(s) zone(s) épidémique(s), micro épidémies autour des aéroports, paludisme transfusionnel, paludisme post greffe, ou biologiques modification d’un profil de résistance…
  • Participer à l’investigation des cas signalés de paludisme autochtone en métropole.
  • Développer et évaluer des techniques de diagnostic du paludisme.
  • Concevoir et mettre en oeuvre, participer à des programmes de recherche appliquée pour documenter le risque de paludisme chez les voyageurs, la mortalité, les FDR d’accès graves, le pronostic, l’efficacité thérapeutique des nouvelles molécules…
  • évaluer les mesures de prévention.

 

Paludisme d’importation en France métropolitaine en 2013, estimation du nombre de cas totaux et tendances évolutives

Entre 2012 et 2013, le nombre de cas déclaré au CNR du paludisme par les correspondants du réseau, n=2171 a augmenté de 17,0%, ce qui représente à correspondants constants hors déclaration des militaires un chiffre de 2025 cas pour une hausse de 14,3%. En se basant sur les chiffres obtenus en 2008 lors de l’enquête nationale AFSSAPS/CNQ, le nombre de cas estimé est de 4100 pour l’année 2013, soit une augmentation de 15,6% par rapport à 2012. Après une stabilisation des cas en 2011 et 2012, la tendance semble s’être inversée avec une hausse significative du nombre de cas pour cette année. Le nombre de voyageurs 4777 246 vers les zones endémiques pour le paludisme a diminué de 2% en 2012 par rapport à 2011. Cette diminution touche essentiellement les voyageurs à destination d’Afrique de l’Est et des Iles de l’Océan Indien (-14%) et à destination de la zone Asie-Pacifique (-7%) alors que le nombre de voyageurs vers l’Afrique de l’Ouest, L’Afrique Centrale, l’Afrique du Sud et l’Amérique du Sud est en augmentation de 5%, 6%,2% et 2% respectivement. Pour l’année 2013, la région Ile de France est comme à l’habitude la première région pour le nombre de cas déclarés avec toujours plus de 50 % des cas (54,3 % des cas totaux). Avec 109 cas déclarés en 2013 (5,0 % des cas totaux), la région PACA à un nombre de cas en augmentation significative +65% par rapport à 2012. La région Midi-Pyrénées avec 108 cas déclarés cette année (5,0% des cas totaux) est en augmentation significative également de +68%, mais seulement 1,6 point en pourcentage de cas totaux, par rapport à 2012 (64 cas, 3,4% 5,0 % des cas totaux). Les régions Pays de la Loire et Rhône Alpes ont une augmentation de l’ordre de 25% dans le nombre de cas déclarés par rapport à 2012. Les autres régions ont des nombres de cas qui restent faibles (<60) avec des variations modérées parfois orientées à la baisse comme la région Aquitaine, mais surtout la région Centre moins 1 et moins 7% respectivement par rapport à 2012.

CHIFFRES CLÉS
DONNÉES ÉPIDÉMIOLOGIQUES DES CAS DÉCLARÉS DE PALUDISME EN FRANCE MÉTROPOLITAINE, 2015
  • Collaborer aux réseaux de surveillance internationaux.
  • Expertise et conseil auprès des pouvoirs publics (recommandations sanitaires pour les voyageurs, Haut Conseil de la Santé Publique).
  • Evaluer l’impact des mesures de contrôle

Historique

Le Centre National de Référence du Paludisme (CNRpalu) est créé en 2006, par le regroupement du CNREPIA (Centre National de Référence de l’Epidémiologie du Paludisme d’importation et Autochtone) et du CNRCP (Centre National de Référence de la Chimiosensibilité du Paludisme) pour répondre aux missions définies par l’Institut de Veille Sanitaire (InVS)

Membres du bureau et contacts

Lieu d’activités

contact

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Marseille IMTSSA Pr Daniel Parzy d.parzy@free.fr
Dr Bruno PRADINES bruno.pradines@free.fr
Dr Nicolas TAUDON ntaudon@wanadoo.fr
Paris-Bichat
Pr Jacques LE BRAS jacques.lebras@bch.aphp.fr
Dr Sandrine HOUZE sandrine.houze@bch.aphp.fr
Dr Remy DURAND remy.durand@avc.aphp.fr
Mme Monique LE MOINE monique.lemoine@bch.aphp.fr
Paris-Pitié-Salpêtrière Pr Martin DANIS martin.danis@psl.aphp.fr
Dr Marc THELLIER marc.thellier@psl.aphp.fr
Dr Pierre BUFFET pierre.buffet@psl.aphp.fr
Paris-Pitié-Salpêtrière Eric Kendjo eric.kendjo@upmc.fr

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  • Artésunate IV

Chaque année en France métropolitaine 4000 à 6000 patients souffrent de paludisme d’importation à Plasmodium falciparum et 150 à 300 font une forme grave de la maladie. En dépit d’une prise en charge symptomatique optimale en réanimation, 20 à 25 d’entre eux meurent. Le traitement étiologique des patients ayant un accès grave repose en France sur la quinine intraveineuse (IV). L’artésunate IV, médicament d’action rapide, est plus efficace et moins toxique que la quinine IV pour le traitement du paludisme grave.

L’artésunate est un dérivé hémisynthétique de l’artémisinine qui ne bénéficie pas d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) ni en Europe ni aux Etats-Unis. Les laboratoires Guilin Pharmaceutical fabriquent une forme injectable à base d’artésunate qui bénéficie d’une AMM en Chine. Les laboratoires ACE-pharmaceuticals importent actuellement cette spécialité qu’ils contrôlent et distribuent dans certains pays européens pour une utilisation à titre « compassionnel » sous le nom de marque de MALACEF® (artésunate) 60 mg, poudre et solvant pour solution injectable. En France, dans le cadre des ATU nominatives, MALACEF® (artésunate) 60 mg, poudre et solvant pour solution injectable est destiné au traitement de patients présentant un accès grave de paludisme à P. falciparumconformément aux recommandations de l’OMS de 2006, révisées en 2010 et à celles de la Conférence de Consensus nationale sur la « prise en charge et prévention du paludisme d’importation à Plasmodium falciparum », révisée en 2007.

Protocole d’utilisation thérapeutique et de recueil d’informations MALACEF® (artésunate) 60 mg, poudre et solvant pour solution injectable (04/2013)

ATU demande AFSSAPS Artesunate IV 60mg 09/10/2013

Declaration d’effets indesirables ou déclaration de grossesse ATU Artésunate IV 60mg 09/10/2013

Demande de stock d’urgence ATU Artésunate IV 60mg 11/09/2012

Fiche de fin de traitement ATU Artésunate IV 60mg 09/10/2013

Fiche d’initiation du traitement ATU Artésunate IV 60mg 09/10/2013

Note d’information du patient ATU Artésunate IV 60mg 11/09/2012

Le Centre National de Référence du Paludisme (CNRpalu) est créé en 2006, par le regroupement du CNREPIA (Centre National de Référence de l’Epidémiologie du Paludisme d’importation et Autochtone) et du CNRCP (Centre National de Référence de la Chimiosensibilité du Paludisme) pour répondre aux missions définies par l’Institut de Veille Sanitaire (InVS)

 

Le paludisme, du latin paludis, « marais », aussi appelé malaria, est une maladie infectieuse due à un parasite du genre Plasmodium, propagée par la piqûre de certaines espèces de moustiques anophèles.

 

Le parasite du paludisme est transmis lors de la piqûre par une femelle moustique du genre Anopheles, elle-même contaminée après avoir piqué un animal homéotherme impaludé. Le parasite infecte les cellules hépatiques de la victime puis circule dans le sang, en colonisant les hématies et en les détruisant.

 

ACTUALITÉS

Chaque année en France métropolitaine 4000 à 6000 patients souffrent de paludisme d’importation à P. falciparum et 150 à 300 font une forme grave de la maladie. En dépit d’une prise en charge symptomatique optimale en réanimation, 20 à 25 d’entre eux meurent.

Le traitement étiologique des patients ayant un accès grave repose en France sur la quinine intraveineuse (IV). L’artésunate IV, médicament d’action rapide, est plus efficace et moins toxique que la quinine IV pour le traitement du paludisme grave. (… en savoir plus)

CNR Paludisme -HU Pitié Salpêtrière - Charles Foix

Laboratoire de parasitologie

47/83 boulevard de l’hôpital

75013 paris